Quand les malfaçons conduisent au drame
En appliquant les règles, il n'y aurait pas eu de morts
Le Journal Afrique
12/31/20251 min read
10 mars 2022
Ces derniers jours, deux immeubles se sont effondrés à Abidjan. 13 personnes sont mortes, on compte des dizaines de blessés. Les 2 bâtiments ne disposaient d'aucun permis de construire. Depuis 2020, 13 immeubles se sont effondrés selon le gouvernement. Les autorités veulent sévir pour endiguer ce phénomène.

🛡️ Le mot d'IHC : Analyse d'un drame évitable
Le drame survenu dans cet immeuble n'est pas une fatalité, c'est le résultat d'une chaîne de défaillances techniques. En tant qu'experts en économie de la construction et AMO, notre rôle est de décortiquer ces erreurs pour qu'elles ne se reproduisent plus.
1. Ce qui a fait défaut (Le diagnostic)
Absence de contrôle de conformité : Le non-respect des normes de calcul de structure est la cause primaire. Un bâtiment de cette envergure nécessite une étude de sol préalable et un dimensionnement précis du ferraillage.
Qualité des matériaux : L'usage de béton sous-dosé ou de fer de mauvaise qualité est souvent le résultat d'une volonté d'économie court-termiste qui finit par coûter des vies.
Défaut de surveillance : Sans un regard extérieur indépendant (AMO), l'entrepreneur est seul juge de sa propre qualité, ce qui ouvre la porte à toutes les dérives.
2. Ce qui aurait dû être fait (La méthode IHC)
Audit de structure avant chaque dalle : Une vérification systématique de la pose du ferraillage avant le coulage du béton pour garantir la portance. * Validation des plans par un bureau de contrôle : Ne jamais se contenter des plans de l'entrepreneur sans une certification par un organisme tiers.
Suivi rigoureux du cahier des charges : S'assurer que chaque sac de ciment prévu est réellement utilisé sur le chantier, une rigueur que votre besoin d'Objectivité (8.3/10) ne saurait ignorer.
3. 💡Le conseil de l'Expert
"Le coût d'un audit de sécurité est infime comparé au prix d'une vie ou à la perte totale d'un investissement. Construire en Côte d'Ivoire demande de la passion, mais la surveiller demande une méthode. C'est notre mission chez IHC."
